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Tourisme  

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- Les Monts

- Sainte Radegonde

- L'Eglise Saint Etienne

- Le Cardinal de la Luzerne

- Les Mobiles de la Charente

- Oscar Roty

- Le Maquis de Chambon

- La Source Montfras

- L'observatoire magnétique

Les monts

Dans la rue des Tumuli, deux tertres circulaires ont été élevés côte à côte pour des raisons inconnues.

Il peut s’agir soit de tumuli soit de mottes féodales.

Les tumuli 

Ce mot latin (tumulus = tombeau), un tumulus, des tumuli, désigne un amas de terre souvent renforcé par des pierres et qui recouvrait une sépulture.

En France, la construction et l’utilisation des tumuli est très ancienne, elle correspond au milieu de la période néolithique, entre 5000 et 3000 ans avant Jésus Christ.

Les mottes féodales 

Au 10e siècle et jusqu’au 13e siècle, selon les régions, des mottes féodales sont construites afin d’assurer la protection contre les invasions d’un axe commercial ou économique, le plus souvent un village.

La motte féodale peut aussi servir de résidence au seigneur du domaine, de forme circulaire et parfois entourée de fossés, elle est le symbole de la puissance féodale du moyen-âge.

Au sommet de la motte,  le seigneur faisait construire une tour en bois, le donjon, entouré d’une palissade de bois. Ces matériaux disponibles partout permettaient la construction rapide et peu coûteuse des premiers châteaux forts médiévaux.

Peu à peu, et à force d’être détruites par les incendies, ces constructions en bois sont remplacées par des bâtiments en pierres, plus solides : les forteresses médiévales apparaissent.


Sainte Radegonde

Radegonde (Radegundis en latin) est une Princesse Thuringienne, née  en 518 à Erfurt en Allemagne. En 531, à la suite d’une bataille où sa famille est massacrée, Radegonde est capturée par un fils de Clovis, Clothaire, qui lui fait donner une éducation religieuse. Après la mort de sa femme, en 538, Clothaire  l’épouse. En 558, Radegonde devient reine des francs, lors de l’accession au trône du roi Clotaire Ier. Mais Radegonde est aussi une moniale, elle est la fondatrice du monastère Sainte croix de Poitier.  Elle meurt à Poitiers le 13 août 587, l'église Sainte Radegonde abrite son tombeau.

Sainte Radegonde est fêtée le 13 août et le 28 février sous le nom de Sainte-Radegonde d’hiver.

C’est lors d’un passage le long de la voie romaine, près de Chambon, que Sainte Radegonde aurait fait jaillir d’un coup de talon une source fraîche et limpide.

Des pèlerinages commencèrent à Chambon, au XIIIème siècle et jusqu’en 1914, où Sainte Radegonde fut vénérée pour les miracles accomplis par la source. Elle était sensée guérir la fièvre, la goutte, les rhumatismes, les convulsions, les maladies nerveuses et les maladies des yeux.


L’église Saint Etienne de Chambon-la-Forêt

L’origine de la construction date du XIe siècle. A la suite, l’église de Chambon a été refaite  aux XVe et XVIe siècle. Les dernières modifications importantes de l’édifice datent du XIXe.

Depuis, de nombreux travaux de restauration ont été entrepris et notamment en 2002, où  la charpente et la couverture ont été entièrement refaites.

Les travaux en cours portent sur la restauration de la maçonnerie et des vitraux.

Une troisième tranche de travaux est prévue pour la réfection de l’intérieur de l’édifice.


Le Cardinal de la Luzerne 

Une des rues principales de Chambon porte ce nom, il s’agit de celui de César-Guillaume de la Luzerne, le frère de César-Henri, comte de la Luzerne et seigneur de Chambon, ministre de la marine de Louis XIV.

César-Guillaume est né à Paris en 1739. Il est nommé abbé de Bourgueil et évêque de Langres en 1770, par le roi Louis XV, dont  il prononcera, en 1774, l’oraison funèbre.

En 1789, il prend part aux Etats Généraux. En 1791, il refuse de prêter serment  à la Constitution civile du clergé et s’exile en Suisse, en Autriche et en Italie. Il revient en France sous la Restauration.

Il est créé Cardinal par le Pape Pie VII en 1817 et devient ministre d’Etat. Il meurt en 1821.


Les mobiles de la Charente

En septembre 1870, après deux mois de guerre contre la Prusse, le nouveau gouvernement de la IIIe république rappelle des hommes au combat afin de soutenir l’armée française. 3150 hommes de la Charente, pauvrement vêtus, sans équipement militaire suffisant, partent au combat. Ils se baptisent « le régiment des mendiants ». La plupart d’entre eux mourra des suites de maladies, de malnutrition et du froid pendant les combats de l’hiver 1870-1871.

Le 18e régiment des Mobiles de la Charente rejoint Nevers à l’automne 1870, où il intègre le quinzième corps d’armée. Les Mobiles de la Charente se battent dans le Loiret, suite à la bataille de Beaune la Rolande le 28 Novembre 1870, où les Prussiens repoussent les lignes françaises situées de Courcelles à Boiscommun.

Grâce à l’intervention des Mobiles de la Charente à Chambon-la-Forêt, le 30 novembre 1870, l’armée française met l’ennemi en fuite et le repousse vers l’Est. Deux monuments aux morts sont élevés à Chambon, à la mémoire des Mobiles, qui ont combattu pour défendre nos villages.

Un armistice sera signé le 28 janvier 1871, mais la France devra céder trois départements de l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne et payer une lourde indemnité de guerre jusqu’en 1873. La guerre franco-allemande de 1870, laissera un fort sentiment de revanche en France, à la veille de la Première Guerre Mondiale.


Oscar Roty

 

Louis-Oscar Roty (1846-1911) est un dessinateur français qui a séjourné à  Chambon-la-Forêt, c’est pourquoi une des rues principales du bourg porte son nom. Il a aussi vécu à Jargeau, dans le Loiret, où sont basés la fondation et le musée Oscar Roty.

Oscar Roty est célèbre pour sa Semeuse, une allégorie qui était destinée au départ à orner une médaille de récompense agricole. Finalement, la Semeuse d’Oscar Roty fut choisie pour orner les nouvelles pièces d’argent de 50 centimes en 1897, de 1 franc et 2 francs en 1898.

Ce dessin fut également utilisé pour illustrer les timbres français dès le début du XXe siècle.

Avec le nouveau franc, en 1958, nous retrouvons la semeuse sur la face des pièces de 1 franc, 5 francs et ½ franc, puis sur les pièces de 2 francs.

La Semeuse accompagnera aussi le passage à l’euro dès le 1er janvier 2002, puisqu’elle orne la face des pièces françaises de 10, 20 et 50 euro cents.

Pour en savoir plus :

www.jargeau.fr/tourisme/guide/roty.htm

www.monnaiedeparis.fr/europays/pays.htm


Le maquis de Chambon

Le  18 juin 1940, le Général  de Gaulle appelle les Français à la résistance :

« La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! ».

Pendant quatre années, le mouvement de résistance s’organise en France, il s’accélère avec le débarquement des troupes alliées en Normandie, le 6 juin 1944.

En juin 1944, quelques réfractaires du S.T.O. (Services du Travail Obligatoire) se regroupent en forêt de Chambon, sous les ordres du capitaine Pierre Grammont, ils s’installent à proximité du carrefour des Cailloux. L’effectif des maquisards, dont le groupe de Léandre Beauvy, atteint 150 hommes.

Le café-épicerie de Paul et Paula Raphaneau à la Rive du Bois sert de lieu de transit entre les réfractaires, les volontaires et le maquis. L’homme doit être porteur d’une moitié de billet de 5 francs pour être dirigé vers les gars du maquis de Chambon.

Roger Duverger, agriculteur, demeurant également à Chambon assure les liaisons matérielles avec le camp des cailloux. Lors des parachutages dans les environs de la gare de Courcelles-Yèvre la Ville, il ramène, en plein jour, du ravitaillement dans sa voiture à cheval. Il l’achemine la nuit au camp des cailloux « …les sabots du cheval enveloppés dans des sacs à pommes de terre, le museau serré dans une musette pour éviter tout hennissement… »

Le 6 août 1944, au maquis des cailloux, les sentinelles voient les troupes allemandes arriver en camion. Les soldats S.S. arrivent en véhicules à cent mètres environ du camp. Tous les hommes du camp s’engagent alors dans le combat. Au cours de cet assaut, les forces occupantes perdent environ 70 hommes et relèvent 40 blessés sans avoir mis hors de combat un seul homme des maquis. Dès le lendemain, le contact avec l’Etat Major à Sully la Chapelle permet de rejoindre le capitaine Giry ainsi que l’Abbé Thomas.

Le 7 août 1944, toute la population redoute le retour en force  des Allemands. Sans opposition armée, les soldats allemands, sous le commandement d’un officier nommé Kleinschmidt, bouclent le bourg du village. Chambon semble en état de siège. Ils retiennent les femmes et les enfants à l’intérieur des habitations. Les troupes entreprennent une rafle des hommes du bourg. Au total, sept otages sont alignés, assis, durant deux heures sur la place centrale au pied du mur de l’église.

Le major Fenwick vient au ravitaillement en nourriture à la ferme de la famille Beauvais au Bout d’en Haut. Le commando (quatre hommes) arrive dans une jeep parachutée trois jours plus tôt. Une mitrailleuse allemande et des soldats postés en protection dans l’axe de la route tirent en direction des arrivants, le sergent Dufy, blessé au cou perd le contrôle du véhicule qui termine sa route devant le lavoir. Le major Fenwick est tué sur le coup. Les deux autres soldats trouvent également la mort : Manginou et l’aspirant Hebert.

Les hommes pris dans la rafle sont relâchés. Les occupants paraissent satisfaits de leur action et quittent Chambon. Ils n’accomplissent pas les représailles redoutées et abandonnent toutes les personnes retenues dans les habitations.

 

Cependant, l’ennemi repart avec les quatre hommes arrêtés dans le pays au cours de l’encerclement. Internés dans des camps en Allemagne, ils n’en reviendront jamais.

 

Le 18 août 1944, trois prisonniers allemands, capturés par un groupe de résistants, sont enfermés dans la gendarmerie de Chambon. Pendant ce temps, les maquisards du Bois-Thomas défilent avec le colonel O’Neil à Orléans.

La place de l’église porte, depuis la commémoration du 50ème anniversaire, le nom de la « place du 7 août 1944 ». Elle rappelle le sacrifice d’hommes qui ont peut-être évité qu’un second Oradour sur Glane se reproduise dans notre localité.


La source de Montfras

Au sud de Chambon-la-Forêt, en direction de Nibelle, la source de Montfras est exploitée depuis plus de 70 ans.

Déjà à l’époque gallo-romaine, la source de Montfras était connue de par sa situation le long  de la grande voie antique qui allait de Sens à Orléans.

En 1904, des fouilles ont été entreprises et des pièces de monnaie à l’effigie d’Alexandre le Grand, de Vespasien, de Marc-Aurèle ont été retrouvées.

En 1932, des prélèvements et des analyses sérieuses sont effectués. L’eau de la source Montfras est très pure et enrichie d’oligo-éléments. La nappe est à 75 mètres de profondeur et totalement à l’abri de l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

La source a été longtemps laissée à l’abandon et n’était plus fréquentée que par les villageois de la région toute proche qui venaient y remplir bouteilles et bidons…

La création de la Société des Eaux Minérales de Chambon en 1957 et d’importants investissements en 1996/1997 et en 2007/2008 en fond aujourd’hui une entreprise ultramoderne, nichée dans la verdure. C’est pourquoi l’eau de Chambon est recherchée par les consommateurs qui y retrouvent un peu de cette pureté que dispense la plus grande forêt domaniale française.


L’observatoire magnétique

Cet observatoire est situé sur la commune de Chambon-la-Forêt, au carrefour des huit routes, au cœur de la forêt domaniale d’Orléans.

Depuis 1883, l’Université de Paris observe l’évolution du champ magnétique terrestre. Mais l’augmentation de la population parisienne et le développement des transports urbains a nécessité le déplacement de l’observatoire vers un lieu plus calme : Chambon-la-Forêt.

L’observatoire est construit en 1936, il est composé d’un ensemble de bâtiments de briques rouges, ainsi que de petits pavillons en bois.

La mission de l’observatoire magnétique de Chambon consiste à mesurer régulièrement et dans un même lieu, les variations du champ magnétique terrestre et de transmettre ces mesures aux autres observatoires magnétiques du globe de Paris, qui sont situés en Chine, au Vietnam, en Russie, au Liban, en Ethiopie, en Algérie, en Guyane, à Tahiti et à l’île de Pâques.

L’observatoire de Chambon centralise également les résultats d’une centaine d’observatoires dans le monde, qui appartiennent à Intermagnet.

L’observatoire magnétique de Chambon dispose d’un générateur de champ magnétique permettant de recréer des conditions magnétiques particulières, comme celle des fonds marins ou de l’espace. C’est pourquoi, de nombreux scientifiques du monde entier viennent à Chambon pour utiliser ce matériel de pointe.

 

 




 
 
 
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